Protection contre le moustique tigre

Protection contre le moustique tigre

Implanté dans la majeure partie de la France depuis le début des années 2010, le moustique tigre a profondément changé nos étés. Plus agressif que le moustique commun et actif en plein jour, il demande une stratégie de lutte rigoureuse.

Reconnaître le moustique tigre

Petite taille (5 mm), corps noir avec des rayures blanches bien marquées sur le thorax et les pattes. Il vole lentement et pique de manière répétée. Contrairement au moustique commun, il est surtout actif en journée, avec des pics au lever et au coucher du soleil. On le trouve rarement à plus de 150 mètres de son gîte de ponte.

Des risques sanitaires réels

Le moustique tigre est un vecteur potentiel des virus de la dengue, du chikungunya, du zika, et plus récemment du West Nile. Les cas importés en France augmentent chaque année et des cas autochtones apparaissent. Au-delà de la gêne, cette espèce est donc un enjeu de santé publique.

Supprimer les eaux stagnantes

La femelle pond dans quelques centilitres d'eau stagnante. Une soucoupe de pot de fleurs, une gouttière bouchée, un vieux seau, un jouet d'enfant oublié sur la pelouse : autant de gîtes potentiels. Inspecter une fois par semaine tous les contenants du jardin et de la terrasse est la première mesure anti-moustique.

Collecter et couvrir

Videz systématiquement toute réserve d'eau non indispensable. Pour celles que vous conservez (réserves d'eau de pluie, piscines gonflables), couvrez hermétiquement d'une moustiquaire fine ou d'un couvercle. Nettoyer les gouttières deux fois par an évite leur bouchage par les feuilles.

Barrières physiques et vestimentaires

Installer des moustiquaires aux fenêtres et des lits à baldaquin avec moustiquaire dans les chambres d'enfants. Pour l'extérieur, privilégier des vêtements amples, longs et clairs. Le moustique tigre pique à travers les tissus fins : les textiles synthétiques lâches offrent peu de protection.

Répulsifs : les actifs qui marchent

Les actifs reconnus sont le DEET (jusqu'à 30 %), l'IR3535, la picaridine et le PMD (issu de l'eucalyptus citronné). Les répulsifs naturels type citronnelle ont une efficacité limitée à une heure environ. Consultez la concentration adaptée à l'âge et aux situations (grossesse, enfants).

Prévenir chez les voisins

Un quartier aux jardins bien entretenus est naturellement moins infesté. Sensibiliser ses voisins à la suppression des gîtes larvaires multiplie l'efficacité des mesures individuelles. Dans certaines communes, des actions collectives sont organisées chaque printemps.

Surveiller, signaler, traiter

La plateforme Signalement Moustique permet à chacun de contribuer à la cartographie nationale. Si vous constatez une présence nouvelle dans votre commune, signaler aide les services de santé à intervenir. Pour un aperçu complet des autres nuisibles saisonniers, retrouvez notre dossier fourmis, mouches et nuisibles volants.